L'éthique de l'expérimentation animale
Le recours aux animaux dans le domaine de la recherche fondamentale, biomédicale ou dans le domaine du contrôle de la sécurité des produits de notre environnement soulève des questions d’ordre moral : l’homme a-t-il le droit de prendre la vie d’un animal pour ses besoins propres, a-t-on le droit de prendre le risque de le faire souffrir ?
La première question trouve assez facilement une réponse à travers l’analyse des sociétés humaines. L’homme a exercé son pouvoir sur son environnement depuis qu’il existe, et cela pour assurer sa survie et son développement.
Les conditions de l’exercice de ce pouvoir évoluent et sont décrites par différents auteurs qui s’appuyant sur l’histoire et sur l’actualité tentent d’établir des perspectives et des recommandations pour l’avenir.
Bibliographie
L’animal dans nos sociétés, Florence Burgat, 2004, Ed. La documentation Française
Le nouvel ordre écologique, Luc Ferry, 1992, Ed. Grasset
Le recours à l’animal pour des besoins scientifiques et en particulier pour la recherche médicale a été situé dans l’échelle des valeurs morales par le point 3 du Code de Nuremberg et par le paragraphe 11 de la Déclaration d'Helsinki. Ces deux textes statuent que le recours aux animaux est une obligation morale quand il permet de protéger les personnes.
Plus récemment des auteurs et des institutions ont analysé la place de
l'animal dans la recherche médicale passée et moderne pour tenter
d’en préciser les bénéfices et pour en tirer des leçons
et des recommandations pour l’avenir. Le recours à l’animal à
des fins de recherche reste obligatoire. Mais celui-ci ne peut se faire que dans
un cadre éthique, réglementaire et scientifique qui garantisse que
ce recours est toujours justifiable sur le plan éthique et légitime
sur le plan scientifique.
Bibliographie :
L’animal médecin, Charles Pilet et Nicole Priollaud, 2005, Ed. Actes Sud
Recherche sur l’animal et santé de l’homme, Comité National d’Evaluation de la Recherche, 2002, Ed. La documentation Française
Physiologie animale et humaine - Vers une physiologie intégrative, Académie des sciences, 2000, Ed.Tec & Doc
De la biologie à l’éthique, Jean Bernard, 1990, Ed. Buchet / Chastel
Ces principes, justification éthique et légitimité
scientifique, se retrouvent dans les législations
qui établissent les conditions dans lesquelles le recours à
l’animal pour des besoins scientifiques est autorisé.
Ils se retrouvent aussi dans le fonctionnement des comités d’éthique qui, au plus près du chercheur et de l’animal, vérifient que les conditions du recours à l’animal de laboratoire sont légitimes et justifiées.
Les chercheurs eux-mêmes se préoccupent très sérieusement de pouvoir garantir en permanence le respect des règles éthiques dans les études où l’animal intervient.
Cette préoccupation est illustrée par une littérature abondante de laquelle nous avons extrait quelques exemples consultables sur internet.
• Pratique de l’éthique en toxicologie réglementaire : rédaction d’une procédure fixant des points limites, S Picavet, Ecole Nationale Vétérinaire de Nantes, 2004
Resumé (pdf 40Ko)
Partie n°1 (pdf 125Ko)
• Réflexion éthique et expérimentation animale au sein de la recherche publique, Jean-Paul Laplace, 2004
• Ethique en expérimentation animale, STAL, 2002
• Quelle éthique en expérimentation animale ? , F Lachapelle, 2002
• Expérimentation animale : biologie, éthique, réglementation, I Veissier, 1999 (pdf 75Ko)
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